Si c'était un 5 cylindres dans une 924, c'est que le moteur d'origine 4 cylindres de la 924 avait été changé par un moteur prélevé sur une AUDI 5 cylindres.
Pour la 924, elle avait un moteur fabriqué par AUDI à la demande de PORSCHE ( les ingénieurs de PORSCHE y avaient tout de même mis leur nez ) et de nombreuses pièces VW car PORSCHE voulait produire une voiture pas trop onéreuse afin que bcp puissent se la payer.
Puis un peu + tard, AUDI n'arrivait plus à fournir donc PORSCHE décida de passer à un autre modèle, en gros une "grosse 924": la 944.
La 944 avait un moteur fabriqué par PORSCHE de 2.5.
Voilà en gros pour les 924 et 944
924: 125 cv
924 s: 160 cv
924 turbo: 177 cv
924 CARRERA GT ( très très rare et donc chère ) : 210 cv
Pour tous, des 4 cylindres.
924 CARRERA GT, une vraie voiture de course ( voiture d'il y a 26 ans, à comparer avec aujord'hui !
)
J'allais oublié la 924 GTR :
Suelement 17 exemplaires également dérivés de la même base furent construits, avec une puissance exceptionnelle de 375 chevaux (vitesse maxi 290 km/h). Elle participa aux 24 heures du Mans en 1980, 81 et 82.
Un peu d'historique:
la 924
1976 : naissance de la Porsche 924
La 924 fut lancée en 1976 pour remplacer la 914. Ce fut la première Porsche à refroidissement par eau. C'est le modèle le moins cher de chez Porsche, et il a réalisé 60% des ventes de la marque. Elle était construite dans l'usine Audi près de Stuttgart, et elle fut équipée du moteur Audi 2 litres injection. Les premières voitures eurent des problèmes de rouille, mais Porsche a rapidement réglé cela en utilisant un traitement anti-rouille novateur.
Cette Porsche n'avait pas d'aileron, de pneus larges ou d'autres attributs du genre et elle n'était pas ultra-rapide, mais elle était très amusante à conduire et son comportement presque parfaitement neutre était le bienvenu pour ceux qui avaient toujours rêvé d'une Porsche, mais avaient peur de conduire une 911. Avec ce modèle, Porsche permettait à un conducteur moyen d'arborer le blason mythique, sans toutefois se rabaisser à produire des voitures populaires sans charme.
La 924 n'était pas la meilleure voiture de sport de l'époque, mais c'est certainement le coupé qui a eu le plus d'influence sur les années 70 et 80. L'accent mis sur la qualité de sa conception a inspiré beaucoup de concurrents. Aucune autre voiture de ce segment n'était aussi bien fabriquée et réglée, et aucune d'entre elles n'avait le même niveau de comportement routier. Ce fut cette voiture qui accéléra la transformation des piètres voitures de sports japonaises en excellentes machines. Son style a également été largement imité par ses rivales : si vous observez (entre autres) une Mazda RX7, une Toyota Supra ou une Chevrolet Corvette, vous y trouverez une trace de sa forme ou de ses caractéristiques (par exemple, les phares rétractables et le hayon en verre et en forme de bulle).
La 924 était un projet conjoint avec Volkswagen. Porsche savait très bien qu'une voiture de sport d'entrée de gamme nécessitait des pièces produites en masse et fournies par un très gros constructeur. Par conséquent, la 924 fut conçue pour utiliser de nombreux composants VW/Audi : plusieurs parties des bras avant MacPherson et des bras de suspension arrières venaient de la Golf, ainsi que les poignées de portes, compteurs du tableau de bord etc. Le moteur quatre cylindres fut conçu pour être partagé avec la berline Audi 100 qui allait bientôt sortir. Toutefois, à cause de la crise de l'énergie, VW abandonna le projet alors que l'auto était encore en développement et vendit les droits de production à Porsche pour 60 millions de dollars, ce qui s'avéra être une décision que VW regretterait longtemps...
La 924 fut un succès retentissant. En plus des louanges sur sa ligne élégante, la plupart des gens étaient impressionnés par son comportement routier exceptionnel, la précision et la douceur de sa direction et sa stabilité en virage. Cette dernière est dûe à l'adoption d'une architecture transaxle, avec une boîte de vitesses montée à l'arrière, en contrepoids du moteur avant. La fabuleuse commande de changement de vitesses et le puissant freinage (une tradition chez Porsche) contribuaient également à l'efficacité du comportement.
Par contre, comme le moteur 2 litres à injection ne fournissait pas assez de puissance (125 chevaux, et seulement 95 aux USA), les performances étaient à peine correctes. Sa vitesse maximale était de 202 km/h et le 0 à 100 km/h était réalisé en 9,6 s. La version US étant encore moins performante, et Porsche ne pouvant ignorer un marché si grand (son plus gros marché), la 924 turbo vit le jour en 1978.
La 924 S
La Porsche 924 (moteur 2 litres) fut produite jusqu'en 1985, principalement sur les marchés européens, avec des performances de ventes suffisamment honorables pour envisager une demande persistante pour cette carrosserie aux lignes fluides du modèle d'origine comparée à la silhouette plus massive de la 944, laquelle était diffusée depuis juin 1981. Mais, bien que Porsche fut assez heureux de continuer la vente de la 924, un problème de fourniture des moteurs se manifesta dés 1984. Le Groupe Audi/VW abandonnait la fabrication de ce bloc moteur et ne pouvait plus fournir Porsche. De plus ce moteur commençait à dater, non seulement par comparaison avec les moteurs modernes de l'époque, mais aussi par sa consommation et ses émissions en gaz d'échappement.
Plutôt que d'abandonner le modèle, Porsche décida de doter la carrosserie "originale" d'une seconde vie en lui adaptant le moteur 2,5 litres qui avait déjà catapulté la 944 aux premières places des voitures de sport . L'idée plût d'autant plus que les études confirmèrent qu'un secteur du marché pouvait être revigoré par ce modèle. En fait cette décision concrétisait l'idée de départ des ingénieurs de chez Porsche qui avait planché sur l'évolution du moteur 2,5 litres à la fin des années 70 en pensant le glisser dans une coque de 924.
Porsche n'avait pas perdu de vue non plus que l'adaptation du 2,5 litres dans la coque plus mince de la 924, tout en y ajoutant le spoiler arrière de la 924 Turbo revenait à créer une voiture plus rapide. Le CX de la 924 Turbo était déjà de 0.33, contre 0.35 pour la 944, plus large. De fait une 924 avec un moteur 2,5 litres serait aussi plus légère. Donc, pour des raisons évidentes de marketing, la nouvelle 924, étant la première de la gamme, ne pouvait éclipser le grand frère. La puissance du moteur fut donc baissée à 150 cv.
Pour le coté positif, c'était quand même 25 cv. de plus que le moteur 2 litres, et les performances n'étaient pas inférieures à la 944. En fait en vitesse de pointe la 924 S dépassait de 10 km/h la 944 de la première série. Le nouveau moteur transforma la 924. Tout à coup la voiture devint puissante tout en restant docile, et, grâce à l'héritage des suspensions de la 944, plus fiable dans le comportement. En 1988, dernière année de sa production, l'abaissement de la puissance de son moteur fut annulé, rendant ainsi la 924S une meilleure voiture que la 944, mis à part son équipement intérieur moins moderne.
Cela n'était que le bon coté des choses. La 924 S démontra cependant pourquoi les clients devenaient frustrés par toutes les Porsche à moteur à quatre cylindres. En dix ans de production sur ce type de voitures, Porsche avait très sensiblement augmenté ses prix. La clientèle commençait à trouver que les prix trop élevés n'étaient plus à la hauteur de leurs aspirations et elle craignait que Porsche ne perdit sa voie. Le modèle standard n'avait pas de miroir de courtoisie pour le passager, ni de câblage pour installer un radio-cassette. La commande de fermeture centralisée était en option, tandis que la clientèle du modèle à conduite à droite devait accepter des essuie-glaces pour conduite à gauche, une commande d'ouverture de capot du coté passager et l'emplacement de l'essuie glace du hayon inchangé.
Porsche prenait trop facilement pour acquise la fidélité de ses clients, particulièrement à une époque où la Mazda RX7 gagnait des clients partout. Soudainement l'évidence éclata. En 1987 les ventes chutèrent dangereusement, et l'année suivante la 924 S disparut du catalogue. Elle reste cependant la meilleure des modèles 924 avec, sans surprise, la version 1988 à 160 cv ainsi que l'édition limitée Le Mans.
La 924 turbo
Après l'avoir experimenté dans la 911, Porsche ajouta un turbo KKK (sans échangeur) au moteur de la 924 en 1978. La puissance passa à 170 chevaux - la vitesse maximale enregistrée était 227 km/h, et plus que 7,8 s pour le 0 à 100 km/h. La 924 était maintenant une vraie gagnante. La 924 turbo se distingue aisément de sa petite soeur atmosphérique grâce aux entrées d'air supplémentaires à l'avant et sur le capot, ainsi qu'à son aileron à l'arrière.
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la 944:
Première génération
La 944, qui succéda à la 924 en mai 1982, eut un succès encore plus grand. Afin d'améliorer la qualité de fabrication, la production retourna à l'usine Porsche de Zuffenhausen, ce qui permit d'obtenir une peinture et une finition grandement améliorée. De nouveaux passages de roues élargis lui donnèrent un air beaucoup plus musculeux tout en permettant d'élargir les voies, afin d'améliorer encore le comportement. Tous les défauts qu'on avait pu trouver à la 924, comme le manque d'espace entre l'assise du siège et le volant, furent corrigés dans la 944.
La plus grosse différence avec la 924 était le moteur : à la place du moteur Audi, la 944 était mûe par un moteur 100% Porsche, dérivé du V8 de la 928 (une moitié de bloc). Sa cylindrée, de 2479 cc, était extraordinairement grosse pour un quatre cylindres. Pour résoudre la problème de vibrations inhérents aux moteurs à 4 cylindres en ligne, Porsche installa deux arbres d'équilibrage, selon le système breveté par Mitsubishi. Il y avait trois déclinaisons du moteur : un classique 8 soupapes pour la 944 luxe (plus couramment appelée "944" ), un 16 soupapes utilisé dans la 944 S et un 8 soupapes turbo de 220 chevaux qui alimentait la bouillante 944 turbo.
Les trois moteurs étaient aussi souples qu'un six cylindres. La version de base avait d'honnêtes performances grâce aux 163 chevaux et la turbo était incroyablement rapide : 254 km/h et 6,1 secondes seulement pour le 0 à 100 km/h. Le 16 soupapes donnait aussi de belles performances avec ses 185 chevaux, tout en évitant l'inconvénient de la turbo (temps de réponse du turbo et consommation accrue) ; ceci dit, la 944 turbo était bien plus civilisée que la 911 turbo.
La Porsche 944 turbo fut, aux Etats-Unis, la première voiture au monde à intégrer un airbag conducteur et un airbag passager en standard. Porsche battit son record de ventes grâce à la 944 en vendant 30 000 unités aux Etats-Unis en 1986, record toujours valable aujourd'hui.
Deuxième génération
Au cours de la mise à jour majeure des 944 au milieu de l'année 1985, les suspensions avant et arrières furent totalement reconçues ainsi que l'intérieur (nouveau chauffage, climatisation etc.). Bien que des changements furent effectués sur le moteur, Porsche n'annonça aucun changement dans les performances.
La 944 turbo (dénomination usine "951" ) qui apparut en 1986 bénéficia également d'améliorations majeures par rapport à sa petite soeur atmosphérique : des boucliers avant et arrières redessinés pour les appuis aérodynamiques, de nouvelles entrées d'air pour refroidir l'échangeur du turbo monté entre les phares avant, des panneaux pour canaliser les flux aérodynamiques sous l'auto et un spoiler sous le pare-choc arrière, des freins Brembo à 4 pistons et des jantes en alliage spécifiques, et la suspension reçut des composants renforcés pour accompagner les améliorations de performance.
Le succès ne fut pas toujours aussi grand à cause d'une hausse importante du Deutschmark à partir de 1986 et de la montée des voitures de sport japonaises. Les ventes chutèrent à 16 000 unités aux USA en 88, et Porsche réactualisa les 944 avec la série 2. Les trois moteurs furent remplacés par un 2,7 litres 8 soupapes (944 luxe), un 3 litres 16 soupapes (944 S2) et la 2,5 litres turbo reçut un plus gros turbo pour atteindre 250 chevaux.
Porsche ne modifia peut-être pas assez la deuxième série. Les japonaises, avec à leur tête la Nissan 300 ZX et la Toyota Supra, prenèrent des parts de marché rapidement. Ces autos imitaient la Porsche 944 mais étaient vendues à un prix bien inférieur avec un équipement standard bien plus fourni. Porsche dut se rendre à l'évidence : l'âge d'or de la 944 était révolu.
Il est intéressant de noter que la 944 série 2 offrait le meilleur comportement routier de sa catégorie : les revues automobiles s'accordaient à noter le comportement de la 944 comme étant largement au-dessus de toutes ses concurrentes.
Si un jour vous avez l'occasion d'essayer une 944: n'hésitez pas.
Vous verrez, c'est une voiture puissante et très sécurisante.
Même si les modèles de base se trouvent à des prix sympas, n'oubliez pas qu'une PORSCHE reste une PORSCHE et le prix de l'entretien n'est pas celui d'une 306.
Par ex., changement d'un embrayage: en moyenne 1500€-1800€ ( pièces + main d'oeuvre )
distri + pome à eau : 1700€
Faut pas se louper à l'achat car sinon le rêve devient vite un cauchemard. 
Message édité par ckaleto le 29-01-2007 à 12:23:56
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