Monsieur le Président,
Me permettez-vous, dans ma gratitude pour le bienveillant accueil que vous m'avez fait un jour, d'avoir le souci de votre juste gloire et de vous dire que votre étoile, si heureuse jusqu'ici, est menacée de la plus honteuse, de la plus ineffaçable des taches ?
Vous êtes sorti sain et sauf des basses calomnies, vous avez trahis les cœurs. Vous apparaissez rayonnant dans l'apothéose de cette fête mondiale qu est la coupe du monde de football, , qui couronnera l apothéose de votre decennie calamiteuse ayant a terre notre liberté et notre république démocratique.
Mais quelle tache de boue sur votre nom - j'allais dire sur votre règne - que cette abominable maniere de gérer un état! Un conseil de guerre vient, par ordre d 'oser representer la droite aux prochaines elections, soufflet suprême à toute vérité, à toute justice. Et c'est fini, la France a sur la joue cette souillure de votre mandat, l'histoire écrira que c'est sous votre présidence que la France a atteint son apogée au niveau de son déclin.
puisque vous oserez, j'oserai aussi, moi. La vérité, je la dirai, car j'ai promis de la dire, si la justice, régulièrement saisie, ne la faisait pas, pleine et entière. Mon devoir est de parler, je ne veux pas être complice. Mes nuits seraient hantées par le spectre de l'innocent si je gardais le fond de ma pensée dans le trefond de mon coeur.
La vérité d'abord sur l echec de votre mandat sous le régime de votre démocratie dictaturiale:
c'est une litanie de désastres personnels et de reniements qui definissent votre manière de représenter les Francais.Président impuissant d'une France en panne vous semblez etre abonné aux echecs.Malgrés des intérimaires comme premiers ministres votre politique économique est totalement incapable de créer des emplois.
Votre posture diplomatique fut mise en echec face à georges Bush et Tony Blair , votre stratégie anti-Sarkozy, à l'UMP comme au gouvernement, a été ridiculisée par le rappel de son rival Place Beauvau; votre rapport avec l'opinion publique s'est profondément dégradé, vous emmenant, selon le baromètre BVA-L'Express, vers les abysses…
Vous pouviez espérer que des Jeux olympiques offerts à Paris réveilleraient ce fameux mental des Français.
Montrer que la France chiraquienne est une France qui gagne, que le marasme n'est pas une fatalité, voilà ce que vous souhaitiez montrer a l ' Asie. Car vous avez de la mémoire. En juillet 1998, un an après une dissolution ratée, vous ne retrouviez plus votre popularité - et l'initiative politique face à Lionel Jospin - que parce vous aviez su su accompagner le pays au moment où les Bleus devenaient, pour la première fois de leur histoire, champions du monde de football.Vous ne connaissiez meme pas le nom des joueurs dont vous avez été en empathie!
Mais vous ne pouviez pas en rester la pas en rester là à deux ans de la fin du premier quinquennat»
Le désamour entre vous et le peuple n'est pas la conséquence du référendum perdu: il s'est amorcé avant et ne s'édulcore pas, alors que le 29 mai s'éloigne. Il semble bien que le peuple soient entrés dans cette période de lassitude consommée qui s'appelle une fin de règne.
Malgrés les 82% qui ont relancés votre règne imprérieux et depuis 1962 ,jamais un président de la Ve République n'a eu autant de faillites nationales à affronter, autant de moyens à sa disposition pour les éviter et autant de soldes négatifs à son bilan.
vos derniers derniers amis veulent croire à un ultime rebond .Vous avez tenté de lancer la VI république sur la tombe de la V dont vous etes le fossoyeur apres une dissolmution manquée et des référendums ratés.
«Villepin, Villepin, Villepin: vous ne parliez que de cela 14 Juillet», Certes, vous pouvez vous contenterd'appuyer l'offensive lancée par votre Premier ministre contre le chômage pour donner un sens à votre fonction. Conforter en même temps la cohésion sociale décrétée depuis un an demeurera sans doute votre credo.vous n auriez pas oublié de le faire, même si Paris avait gagné à Singapour, joignant le chantier 2012 à l'Etat providence, dans une version moderne, mais tout aussi condamnée à long terme, du célèbre «du pain et des jeux» romain. Votre echec dans votre soutien au projet parisien ne relève pas seulement de la scoumoune. C'est votre méthode et votre c0nception de la France qui sont en échec, désavouées par les faits dans la compétition économique, les prises de position dans le jeu diplomatique et la réalité dans la marche de l'Histoire.
En 1995, la reprise des essais nucléaires suscita une vague de protestations planétaire, mais c'est vous qui avez été maître de votre décision; en 2003, le bras de fer avec les Américains n'avait pas empêché le déclenchement de la guerre en Irak, mais la France était apparue comme ayant gagné sur le terrain - certes hasardeux - de la morale et engrangé nombre de gratitudes symboliques. Cette fois, il n'en est rien. Du 29 mai au 6 juillet, au cours de ces cinq semaines qui bouleversèrent, voire anéantirent, votre second mandat, un élément s'est ajouté à votre affaiblissement personnel: la détérioration de l'image de la France - une image dont le chef de l'Etat est, par fonction, comptable.Si la France n'est plus un mentor pour les autres pays, notamment européens, c'est aussi parce qu'elle n'est plus un modèle.
Sur le terrain des performances économiques et sur celui du moral des peuples, l'Angleterre blairiste a devancé notre France. De l'emploi à la construction européenne, en passant par l'école, l'intégration, la fiscalité ou la francophonie, aucun des chantiers que vous avez dessiné lors de la présidentielle de 1995 n'a vraiment été mené à bien.
«Quand le pouvoir politique abdique, le doute s'empare vite de l'opinion, les intérêts privés et l'air du temps font la loi, les corporatismes se réveillent et les pays étrangers cessent de nous respecter»citation que vous avez ecris il y a dix ans.
Les fins de règne sont toujours trop courtes pour les monarques et trop longues pour les peuples.
pouvez vous encore nous assurer qu en vous conservant du temps vous ne nous en faites pas perdre?
J'accuse Raffarin qui promit en novembre 2004 une baisse de 10% du nombre de chômeurs en un an: il ne sera plus là pour qu'on lui signale son fiasco.
j accuse l echec de la décentralisation, qu'il pensa «régionalisation» et qui se pervertit en féodalisation, les départements renforçant leur cotte de mailles territoriale, avant d'être sabordée quand la gauche rafla conseils régionaux et généraux au printemps de 2004.
j accuse l echec de la politique de proximité et de communication devant la cannicule de l été 2003
j accuse la volonté de mettre en place des contrats nouveaux esclaves et contrats pronant chomage.
j accuse , Nicolas Sarkozy d etre"dangeureux dans sa méthode" parce qu'il "antagonise les Français" comme sur les sujets des banlieues ou de l'immigration. Il a également dénoncé "l'utilisation du pouvoir à des fins personnelles" par le ministre de l'Intérieur et la remise en cause du "modèle social français".
j accuse les politiciens de deffendre leurs interets personnels avant ceux de la France
Je n'ai qu'une passion, celle de l' égalité dela France qui a tant souffert et qui a droit au bonheur. Ma protestation enflammée n'est que le cri de mon âme. Qu'on ose donc me traduire en cour d'assises et que l'enquête ait lieu au grand jour ! J'attends.
sources extraites du texte j accuse de zola , d articles parus dans libérations , le monde, canard enchainé , l express , et d autres blogs dont je ne me souviens plus l origine.
prochainement au 6 mai 2007 : le roi est mort , vive le roi!!!!!!!!!!!!!!!!
Message édité par diamond666 le 20-06-2006 à 01:57:25